PlomberiePar Wood le 22nd July 2009 @ 3:09 pm

Je n’ai pas toujours envie de t’écrire.

Si tu savais combien ça me coûte de te faire cet aveu. Quand je m’en rends compte, je réalise à quel point j’ai le sentiment de me sentir un toupetipeu comme toi, l’auteur le plus chiche à l’Est du Saint-Laurent. Oh, tu me diras : “toi, auteur?” Je te répondrai : “je n’ai jamais osé.” Ce n’est pas comme si on ne me l’avais jamais dit. Ce n’est pas comme on ne m’avait jamais encouragé, bien au contraire. J’ai eu plusieurs cheerleaders dans ma vie, tsé. Avec de beaux ponpons et tout, je t’assure.

C’est peut-être pour ça d’ailleurs, avec de si jolis ponpons dans les mains, il y a mieux à faire que d’écrire, hein?… Life is better than fiction.

Bref, je n’ai jamais osé. C’est idiot, je sais. Avoir du talent et ne pas s’en servir. Kovalev se dit sans doute souvent la même chose. Sauf que là, il est à Ottawa, on va l’entendre moins. Surtout que d’ici on n’entend plus rien d’Ottawa depuis longtemps, je t’apprends rien là-dessus.

Fais-tu encore du taxi? Moi, c’est pire, je pédale dans la choucroute!

PlomberiePar Wood le 29th September 2008 @ 1:20 am

Ne le prends pas mal, mais je t’avais oublié.

Heureusement que je me suis rappelé le mot de passe pour entrer en toi. Autrement, ton oeuf était cuit, mon Colomb!

L'oeuvrePar Wood le 10th October 2007 @ 7:24 pm

J’ai parlé de toi aujourd’hui. Je te donnais en exemple.

Bel exemple, me diras-tu. Ben quoi, tu aurais préféré que je prenne Marie Laberge ? Allez, déconne pas, je te trouve plus photogénique. Une photo en quarante ans. Non, deux. Chiche. Mais quels arguments de poids !

Réjean DucharmeJ’ai pas pris de chance, je lui ai pas montrée. Ta fameuse photo, je veux dire. La meilleure défense étant l’attaque, dixit Carbo, je t’ai cité à tort et surtout à travers. C’était fort amusant. J’ai profité d’un avantage numérique pour lui vanter à mon interlocutrice ton usage de l’imparfait du subjectif. On ne s’ennuyait pas de Sheldon Souray, je peux te l’assurer. J’étais en verve. J’avais la nette impression qu’il ne lui manquait à la nana qu’un jersey de la Sainte Flanelle pour que je lui signe sur le champ un autographe avec mon dard encré.

Un dardage se méritant cinq minutes au cachot et une inconduite de match, je me suis contenté de tes mots. C’était bien suffisant.

Elle me regardait avec des flammèches de désir. Mais ce désir ne m’était pas destiné, mon espèce. Mais je n’ai pas osé faire comme Dan Bigras qui joue du Desjardins pour les faire succomber, tsé. Il y a des maudites limites à l’imposture… je t’ai laissé tout le temps de glace voulu. Tu te rends compte ? On aurait dit un fantôme qui suscite la convoitise. On se serait cru au canal Space !

Mais tu sais quoi ? Je suis même pas jaloux. Anyway, le pire qu’il peut m’arriver, c’est qu’elle te lise. Après son autographe.

PlomberiePar Wood le 16th June 2007 @ 2:02 pm

Je reviens de Chine. Te raconte bientôt.

Tu vas voir, tout n’est pas blanc ou jaune. Et ce n’est pas aussi noir que des mauvaises langues pourraient vouloir tenter de nous faire croire.

Mais je t’avertis, c’est pas rose.

PlomberiePar Wood le 17th May 2007 @ 5:40 pm

Comment ça caché ? C’est quoi cette idée de toujours rester caché ?

Étonne-toi pas de ne le vivre ton fantasme si tu te le caches toujours comme ça.

PlomberiePar Wood le 8th March 2007 @ 5:07 pm

Tu sais quoi ? Sti que ça passe vite !

Non, c’est pas ça.

Es-tu belle la neige ou quoi ?

Ben quoi, c’est quoi cette honte de ta neige? Tu t’en ennuyais à Noel, câlisse. Arrête donc de chialer. Je suis certain même que l’absence de neige y est pour quelque chose dans ton dérapage sur les accomodements raisonnables.

Mais là il y en a de la neige. Quand je vais chercher mes Tourlous, sur le territoire où l’on compte sans doute le plus de caribous au kilomètre carré en Amérique du Nord, il y a des bancs de neige saharesque tout du long de ce spaghetti de routes secondaires entre Saint-George et Saint-Pamphile.

C’est le désert blanc par boutte, des dunes fabuleuses de sable blanc, les vents sculptent les formes. Ça me réconcilie avec mon pays l’hiver qu’on ne goûte plus en ville. Je suis certain même que cette rareté de blancheur immaculée a à voir avec la méfiance des régions envers Montréal, ma mal-aimée.

La seule affaire et elle est de taille : je m’attend toujours à voir passer un chameau blanc ! Un Serge lama ? Non non, confonds pas tout. Je parle d’un vrai animal, là.

Me semble que ce serait bon pour le tourisme. Déambuler à dos de chameau dans la campagne beauceronne, ça ferait moins de dégâts que les ski-doo, non ?

Alors, c’est oui ou c’est non ?

Allez fais vite. Je m’ennuie de toi.

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