En début de soirée, au retour du boulot, je laisse mon sac et ordino à la maison, et dévale la côte de la mort à toute allure. Je vis! Wham bam, thank you mam!
J’aime quand les roues de mon bipède métallique mange l’asphalte urbain. Ça roule et ça coule, et les kilojoules font des additions comme à la petite école. J’en veux encore, mais le feu rouge me soustrait à la mort, laissant passer ces quatuors à pistons et ces bicyclettes pétaradantes, parade huileuse. Puis j’enjambe enfin la rivière Chaudière et aperçoit, grandissante, la municipale bibliothèque qui porte le nom d’une soeur.
“Bonjour soeur Marie-Fitzbach! Ma très chère soeur, aujourd’hui j’ai fait gras”, que je lui souffle quand je pénètre l’intérieur du temple. Elle a l’air bien sévère sur la photo, mais je me dis que celle-ci ne rend certainement pas justice à l’esprit qui devait l’animer. En tk, je lui souhaite.
Je déambule dans le rayon des cédés, jette mon dévolu sur un double signé de la diva Callas et une trame sonore, j’hotmailise un peu pour garder la forme (et le compte!), puis… c’est l’éclair. Le coup de semonce! Je grimpe les escaliers à pas de lièvre, et d’un pas plus décidé qu’un peuple indécis, je m’engouffre dans la rangée des D rangés. “Dééé, déééé, ah le voilà le bougre!” Il y a quelques lunes que je n’ai saisi un Ducharme par la tronche.. euh, par la tranche. Gros mots, L’avalée… ah tiens, Dévadé. Déjà lu? Je parcours le (la?) quatrième de couverture. Hum, si oui, il y a longtemps.
Je lis :
Arriver sur la terre, un jour, et entrer dans un grand restaurant, regarder les gens bouger entre les tables, et dire :
* zkppttqlnph !
Ce qui se traduirait par à peu près :
«C’est drôle de voir tous ces gens debout se plier en deux et s’asseoir sur leurs derrières!»
LE LIVRE DES FUITES
Je ris. C’est bon. C’est bien lui. Allez viens, mon ami. Tu es à moi pour trois semaines. Je ferai de toi l’esclave répondant à mon doigt et à mon oeil. Tu seras le prolongement de mon imaginaire, sinon son étincelle.


À lire la vigueur de vos dés plasmants, je me dis que vot’ Dévadé - s’il est pas rendu trop dur d’la feuille - doit être en cavale en ce moment, de s’être vu obligé de vous obéir au doigt et à l’oeil d’un pareil garnement !
Les additions de la petite école, ça n’a pas dû être sur un boulier, je suppose ?
∫„¶¢«∞º¬˙ƒƒƒ …
(Une histoire qui flaire le bont vent…)
Comment par Maridan' — June 30, 2005 @ 8:32 pm
Additionner les pages du bouquin sur un boulier? quelle chinoiserie! Il faut être de son temps, ventredieu! (Elle doit me croire centenaire.)
Garnement? De qui parlez-vous?
Comment par Wood — July 3, 2005 @ 8:34 pm
Eh ! oh ! je ne suis pas centenaire moi-même - ne le suis pas même à demi ! - et pourtant j’ai connu les bouliers !
Pour le reste, il me semble entendre Soeur Marie-Fitzbach “penser” et qu’il lui aurait démangé de vous dire qu’on grimpe calmement l’escalier tout en tenant la rampe… ^_^
Comment par Maridan' — July 4, 2005 @ 7:21 am
(Elle a connu les bouliers)
On me prête de la garnementerie? Eh bien, la prochaine fois que je la croise, j’emprunte un regard un tantinet concupiscent et lui glisse à l’oreille : “Ma très chère soeur, ce soir je ferais bien gras”.
Ça lui apprendra à vouloir me faire tenir la rampe!
Comment par Wood — July 5, 2005 @ 8:43 am