Plomberie, 1990 DévadéPar Wood le 24th July 2005 @ 11:02 pm

Tiens, un billet pour rassembler les différentes couvertures de Dévadé.

Dévadé, par Réjean Ducharme

1990 DévadéPar Wood le 21st July 2005 @ 11:40 pm

Je me suis pas ennuyé de toi un seul moment durant la semaine passée avec les Tourlous, ici et .

Ça veut pas dire que je t’apprécie pas, don’t get me wrong.

Mais… je te bois à petite lampée, tiens, voilà!

1990 DévadéPar Wood le 10th July 2005 @ 9:47 pm

« On n’a pas un corps et une âme de petit catéchisme, on en a des tas, dont il faut se débarrasser d’une fois à l’autre, d’un besoin à une satisfaction, de saison en saison, du foetus au cadavre, comme de couches d’oignon superposées pour emprisonner notre goutte de vraie lumière. » (p. 37)

En arrière-plan, un Schéhérazade ravélien lent et paisible, le troisième mouvement : L’Indifférent.

1990 DévadéPar Wood le 9th July 2005 @ 4:46 pm

Ne me fais pas cette gueule.

Je te vois affalé sur la table, peinard. Avec foule d’autres papiers, journaux jaunissants, un pot Mason et même deux tiges de bambou. Tu n’es pas seul. Je vais te revenir, du calme. J’en ai envie et j’en n’ai pas envie. C’est compliqué.

Tiens, je ne te ferai pas de promesse, ce n’est pas ton genre, ni le mien. Mais je peux te dire que je t’ai commencé, j’ai bien l’intention d’aller jusqu’au bout avec toi, dussé-je te lancer au bout de mes bras.

1990 DévadéPar Wood le 3rd July 2005 @ 11:43 pm

Dans l’autobus du retour vers Québec, les Tourlous s’assoupissent.

Tantôt, Roy rayonnait avec Dave Brubeck dans les écouteurs, regardant défiler le paysage ou en mangeant ses petites mains d’ours à la mélasse. Il me fait tripper mon ptit bonhomme qui grandit. Laurence, elle, est tombée quelque part entre Beloeil et Saint-Hilaire. Les quotas avaient été dépassés dans son cas depuis fort longtemps }:-o

Là, ils dorment tous les deux en même temps. C’est le moment ou jamais. Je glisse la main dans la serviette de cuir. Enfin!

Mes doigts repèrent la forme, je la saisis, un peu fiévreux. D’autant que je suis fatigué - une fatigue que j’aime, dans cette zone où le coureur de fond tombe dans son deuxième souffle. Un état propice aux énergies insoupçonnées.

With the little help from my friend iTunes,
Lamb entonne Heaven au creux de mon oreille.
Il y a cette gravité délicate,
omniprésente dans toute la trame sonore de Six Feet Under.
J’ai Dévadé entre les mains.
Je caresse mon Tourlou tombé content de fatigue.

Je lis cette première salve.

« Ma princesse est du Haut-Atlas; elle est tombée bas mais elle descend de la Cahina d’Ouarzazate, qui s’est unie aux Berbères du pacha El Glaoui pour lutter de ses propres mains contre l’invasion musulmane. J’aime son nom de drogue et de malédiction : Juba Caïne. » (p. 10)

Je repense à Wimbledon au petit déjeuner, l’Olympe en spectacle sur cet écran géant dans ce salon trop petit pour un tel format. Mais le père veut faire à sa tête. C’est ce que faisait l’Ancien-Régime aussi.

Juba, ça se prononce Jiva. Nous sommes prévenus.

1990 DévadéPar Wood le 29th June 2005 @ 10:28 pm

En début de soirée, au retour du boulot, je laisse mon sac et ordino à la maison, et dévale la côte de la mort à toute allure. Je vis! Wham bam, thank you mam!

J’aime quand les roues de mon bipède métallique mange l’asphalte urbain. Ça roule et ça coule, et les kilojoules font des additions comme à la petite école. J’en veux encore, mais le feu rouge me soustrait à la mort, laissant passer ces quatuors à pistons et ces bicyclettes pétaradantes, parade huileuse. Puis j’enjambe enfin la rivière Chaudière et aperçoit, grandissante, la municipale bibliothèque qui porte le nom d’une soeur.

“Bonjour soeur Marie-Fitzbach! Ma très chère soeur, aujourd’hui j’ai fait gras”, que je lui souffle quand je pénètre l’intérieur du temple. Elle a l’air bien sévère sur la photo, mais je me dis que celle-ci ne rend certainement pas justice à l’esprit qui devait l’animer. En tk, je lui souhaite.

Je déambule dans le rayon des cédés, jette mon dévolu sur un double signé de la diva Callas et une trame sonore, j’hotmailise un peu pour garder la forme (et le compte!), puis… c’est l’éclair. Le coup de semonce! Je grimpe les escaliers à pas de lièvre, et d’un pas plus décidé qu’un peuple indécis, je m’engouffre dans la rangée des D rangés. “Dééé, déééé, ah le voilà le bougre!” Il y a quelques lunes que je n’ai saisi un Ducharme par la tronche.. euh, par la tranche. Gros mots, L’avalée… ah tiens, Dévadé. Déjà lu? Je parcours le (la?) quatrième de couverture. Hum, si oui, il y a longtemps.

Je lis :

Arriver sur la terre, un jour, et entrer dans un grand restaurant, regarder les gens bouger entre les tables, et dire :

     * zkppttqlnph !

Ce qui se traduirait par à peu près :

     «C’est drôle de voir tous ces gens debout se plier en deux et s’asseoir sur leurs derrières!»

LE LIVRE DES FUITES

Je ris. C’est bon. C’est bien lui. Allez viens, mon ami. Tu es à moi pour trois semaines. Je ferai de toi l’esclave répondant à mon doigt et à mon oeil. Tu seras le prolongement de mon imaginaire, sinon son étincelle.

|